3ème Journée de la Commission Théologique Dehonienne Africaine, 15 Sept 2018

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Ce samedi 15 septembre 2018 les rideaux se sont refermés sur la troisième rencontre annuaire de la CTDAF. Et cette séance de clôture, il faut le dire, s’est  tenue non pas à Antananarivo comme les deux journées précédentes, mais a Antsirabe, ville située à 160 km de la capitale. Pour répondre à une invitation du Régional de Madagascar de participer aux vœux perpétuels de deux de leurs confrères, les pères membres de la Commission ont quitté Antananarivo de bonne heure le vendredi 14 septembre en direction d’Antsirabe. Le voyage lui-même était fort intéressant et a permis de découvrir Madagascar dans sa beauté et sa diversité, avec ses montagnes, des routes serpentées qui faufilent dans ces chaines de montagnes ; ses nombreuses rizeries en bordure de chemin et autour des cases d’habitations etc. tout cela a gardé éveillé les voyageurs et alimenté beaucoup de commentaires et surement aussi des réflexions. Arrivé à Antsirabe vers 9h30 l’on s’est dirigé aussitôt vers l’amphi de l’université Athénée saint Joseph d’Antsirabe, qui servait de chapelle pour la circonstance. Ce fut une belle cérémonie, bien chantée, mais dans un climat de recueillement.

Apres la messe et les festivités relatives à l’évènement une visite guidée dans le musée de l’université a permis de toucher du doigt  les prouesses de l’art Malgache. Puis sur le chemin de retour un détour par le postulat puis le noviciat des sœurs Servantes du Sacré-Cœur, bien plus qu’une visite a été un moment de relecture et de célébration de ces relations historiques entre notre fondateur et cette congrégation  religieuse, histoire aussi entre nos communautés et ses sœurs dans bon nombre de nos Entités.

Au soir de cette journée bien intense il n’y avait pas meilleur asile que le noviciat scj d’Antsirabe à 30 mn de la ville.  Maison aussi immense que l’accueil qui nous a été réservé.

La journée du 15 s’est ouverte, comme les deux premières, par une célébration eucharistique, dans la chapelle du Noviciat. Messe en mémoire de notre dame des Douleurs présidée par le Conseiller General, le père Artur Sacneki.

A 9h30 les participants se sont retrouvés dans l’une des salles de conférence du noviciat pour la séance plénière.

Tout d’abord la prière dirigée par père Francis, puis le déroulement du planning de la journée par le coordonnateur :

  1. Conférence théologique de 2020
  2. Réflexion sur les moyens de faire répercuter nos réflexions dans les Entités : Assemblées provinciales et régionales ; scolasticats ; champ pastoral ; centre d’études dehoniennes
  3. Parole à l’équipe de rédaction du communique final
  4. Evaluation de la rencontre
  5. Lettre à adresser aux supérieurs majeurs (approbation des statuts, activités de la commission, perspectives d’avenir) :
  6. Lecture du rapport et amendement

Apres la lecture du rapport par le père Gilbert Kamta, quelques remarques et propositions de corrections y ont été apportées.

  1. Prochaine conférence théologique: la parole a été passée au père conseiller général à ce sujet.

Ce séminaire, dit-il, est prévu pour 2020 ; et pour les lieux possibles, le premier choix c’est l’Afrique, et précisément le Cameroun et la CTDAF devrait donner  son avis sur ce choix.

Thème suggéré : l’expérience de foi du père Dehon, au regard de la spiritualité du cœur de Jésus. La question est, comment pouvons-nous vivre les deux dimensions de notre charisme, social et spirituel ; autrement dit, vivre le social en gardant en vue que cela émerge de la spiritualité. La commission internationale a pensé que chaque coordinateur continental devrait rédiger une brève réflexion ou argumentaire sur les potentialités de ce thème ; non pas reformuler le thème, ou proposer autres thèmes, ni lister un ensemble de sous thèmes, mais argumenter le thème pour  ressortir ce qu’il vaut et comment on peut l’orienter.

A Yogyakarta l’on avait déjà focalisé la réflexion sur le Charisme, maintenant il sera question  de placer le curseur sur le « social », envisager cette unité charisme et social à partir du social en montrant comment ce social se vit à partir de notre spiritualité.

Apres échange entre les participants on peut déjà retenir comme potentialités de ce thème ce qui suit : il permettra  de :

  • comprendre historiquement l’intuition de notre fondateur
  • comprendre mieux notre charisme dans sa dimension sociale
  • voir aussi, si dans ce vaste champ du social qui s’ouvre à nous en vertu de notre charisme, il n’y a pas lieu de spécifier les choses, de donner priorités à certains aspects du social (plutôt que de tout embrasser).
  • Quelle est la marque dehonienne de nos œuvres ? d’une paroisse dehonienne ?
  • Comprendre notre appellation comme « prophète d’amour et serviteur de la réconciliation » et intégrer cela dans ce champ social

Par rapport à une possible organisation du séminaire théologique de 2020 en Afrique :

La réaction des participants a été sans hésitation : c’est un moment favorable pour découvrir les richesses et les potentialités de l’Afrique, toucher du doigt cette autre source d’inspiration de la théologie dehonienne. Pour les participants le Cameroun est assez stable et doté d’assez d’expérience pour pouvoir organiser ce grand rendez-vous de façon satisfaisante.

  1. L’équipe de relecture de nos réflexions: il est question ici d’une équipe qui peut lire les textes de nos conférences avant publication et même nous aider dans les traductions. L’assemblée propose : père Gilbert Kamta, père Kuate Joseph et père Chris.
  2. Comment vulgariser nos réflexions: dans nos différentes entités on doit essayer d’obtenir des espaces dans nos Assemblées et rencontres provinciales pour partager et vulgariser les fruits de travail de notre commission. Au besoin le coordonnateur de la CTDAF pourra écrire aux supérieurs pour attirer leur attention et les préparer à collaborer avec la commission pour réellement animer la vie spirituelle de l’Entité.

Aussi nos scolasticats sont des laboratoires ou on peut saisir l’opportunité de la présence des jeunes pour organiser et diriger des travaux de recherche sur le père Dehon; cela serait une recherche en même temps qu’une vulgarisation.  Et puis il sera question de voir comment faire bon usage de ces travaux et en faire large diffusion.

Un autre travail à faire : comment faire connaitre le père Dehon dans le champ pastoral ? Il s’agit ici d’un outil pédagogique qu’on peut proposer à nos provinces.

  1. Message final: le message final produit par l’équipe en charge a été lu par le père Gilbert en Anglais et en Français ; puis des propositions de corrections y ont été apportées.
  2. Prochaine rencontre: lieu proposé par la commission, Afrique du Sud. La délégation sud-africaine se dit favorable, mais toute fois elle demande à parler au préalable avec le provincial avant confirmation. La date provisoirement retenue c’est la deuxième semaine de septembre 2019,  sensiblement du 11 au 14.
  3. Evaluation de la rencontre:

Point positifs : ici tous les participants se sont exprimés et à tour de rôle ; pour le père Gilbert Kamta l’organisation, l’accueil, l’accommodation, le repas, la souplesse et disponibilité des confrères de Madagascar sont autant de points positifs de cette rencontre. Aussi la liturgie était bien organisée et bien animée. Père Yves-Francis remercie les participants pour leur réflexibilité à inclure dans leur programme et de bon cœur, les évènements de la Région tel que la profession perpétuelle le vendredi 14 septembre. Père Carlos Lobo salut pour sa part la réussite de la rencontre. « Au départ il paraissait difficile de tenir la rencontre ici à Madagascar pour des raisons de distance, de situation géographique etc, mais notre présence a été un signe de notre rapprochement à nos confrères de cette Ile, a-t-il martelé ; et tout s’est bien passé ». Aussi père Carlos apprécie l’effort fournit par la coordination mais aussi les participants pour s’assurer à chaque fois que ceux qui ne comprennent pas anglais et français ne sont pas lésés. Père François Muway apprécie le fait que cette rencontre ait été assez vivante, et participative ; aussi, ajoute-t-il, le premier jour tous les participants venus pourtant par différents vols se sont retrouvés à l’aéroport d’Antananarivo et ont finalement fait chemin ensemble pour la communauté, ce qui est un signe providentiel remarquable.  Pour le père Innocent Mabheka la rencontre s’est bien passée, on a amélioré beaucoup de chose et c’est formidable.

Points négatifs :

L’absence de l’Angola à la Commission a été déplorée par plusieurs ; il s’agit de notre dernier fils et on serait heureux d’avoir un délégué de ce District.

Des choses à améliorer, c’est aussi la documentation puis les traductions de nos travaux et exposées dans les autres langues ou du moins faire un petit résumé dans les autres langues de l’aire géographique Afrique : anglais, français et portugais. Aussi l’Entité qui accueille devrait soigner autant que possible le secteur logistique afin de faciliter le travail du secrétariat et la communication, notamment en disposant, si possible, le matériel de bureau : imprimante, photocopieuse, format etc.

Père Arthur :

Pour père Arthur il y a un progrès remarquable de la CTDAF. Il remercie le père Joseph Kuate pour son travail dans la Commission internationale. Il exprime sa gratitude au père Francis pour l’organisation et l’accueil de la rencontre. Le père conseiller apprécie aussi la bonne élaboration et structuration du programme ; ce qui rend visible et paisible le chemin à parcourir.

Mot de clôture du coordonnateur :

Il dit merci à tout le monde pour la présence et la participation à cette rencontre. Un merci particulier au père Arthur, conseiller général dont la présence est combien importante et encourageante. Merci aux nouveaux membres, le père Francis qui a d’ailleurs accueilli la rencontre ;  merci au père Gilbert Kamta qui bien que contacté au dernier moment s’est battu pour être là et surtout ayant préparé son thème. Le coordonnateur espère que la RD Congo trouve un second membre pour remplacer père Teddy qui est à Rome pour la formation des formateurs, et le Mozambique aussi peut trouver un autre membre qui viendrait avec père Carlos. Il encourage les uns et les autres au travail pour véritablement faire rayonner le blason l’Afrique dans le monde. Par ces paroles, et de façon solennelle, le coordonnateur de la CTDAF a mis un point final à cette troisième rencontre de la Commission depuis sa création en septembre 2015 à Kinshasa. Des forts applaudissements de l’assemblée ont spontanément retenti comme pour retourner au Coordonnateur l’ascenseur après ses paroles de gratitude et d’encouragement. Tout joyeux et très soulagés au terme de ces trois jours de travail intense tous se sont levés ont rendu grâce à Dieu avant de se diriger vers le réfectoire du noviciat d’Antsirabe pour poursuivre d’une autre façon cette atterrissage bien négociée. Il était alors 13h 20 environ.

Pour le secrétariat de la CTDAF Père Guy Bertrand Wabo, scj