Rencontre avec le père Charles Koudjou, nouveau conseiller général

Q1. Bonjour révérend Père Charles Koudjou, vous avez été récemment nommé par le Supérieur Général comme conseiller général de la congrégation. Comment avez-vous accueilli la nouvelle et quels sont les sentiments qui vous ont habité et pourquoi ?

R1. Je dois commencer par dire qu’il est difficile de dire exactement le sentiment qui m’a traversé à l’instant où j’ai reçu ma nomination. Bien que le père général ait adopté une pédagogie très fine, avec beaucoup de douceur pour m’amener au moment fatidique de la nomination, cela a créé comme un choc dû à la surprise, lequel choc a vite été rejoint par un sentiment de peur. Le pourquoi de ces sentiments, il m’est un peu difficile de l’exprimer, mais je crois qu’ils sont le produit de la surprise, de l’inattendu.  Je pouvais tout imaginer mais pas de me voir confier une telle responsabilité.

Q2. Dites-nous mon père, que signifie être conseiller général et quelles sont ses missions dans la gestion des affaires de la congrégation ?

R2. La première idée qui me vient, est de dire que le conseiller général est une personne élue par le Chapitre Général ou comme dans le cas présent (qui est une exception), nommé par le Supérieur général, pour l’aider dans sa charge d’administration et d’animation de la congrégation. Comme je l’ai dit, il est une aide et donc ses missions dépendent directement du père général.

 

Q3. Mon père, vous êtes à présent conseiller général. Au regard de votre responsabilité antérieure, peut-on parler de promotion, de reconnaissance du travail abattu jusqu’ici ou plutôt d’une autre mission comme toutes les autres ?

R3. J’ai de la peine à répondre à cette question, car il est difficile de voir la chose autrement que comme une promotion, une reconnaissance et que sais-je encore. C’est certainement une grande responsabilité mais qui reste au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, un Service. Comme me l’expliqué le père général au moment de ma nomination, « c’est un service à la congrégation, peut-être un peu effrayant, mais il faut quelqu’un pour le rendre, et le rendre en toute humilité »

Q4. Mon père, vous avez déjà fait plus de six ans comme supérieur local de la Dehon’s Formation House, et vous partez en plein début d’année. Y avait-il des projets déjà entamés et que vous aimeriez voir achever ?

R4. Oui, mais je précise que je n’ai pas fait plus de six ans, j’étais au début de ma sixième année à Dehon’s Formation House. Des projets commencés, il y a quelques-uns : la grotte mariale, le monument du Sacré-Cœur, le boucaro, le biogaz, la rénovation et l’adduction en eau chaude des blocs B et C… ce serait formidable de les achever, mais il y a deux grands facteurs qui ne dépendent pas de nous : le temps et le financement de ces projets.

Q5. Maintenant que vous partez, quel message pour les jeunes en formation que vous allez laisser, les pères avec qui vous avez travaillé et surtout celui qui vous remplacera dans votre responsabilité ?

R5. Aux jeunes je dis merci et courage qu’ils ne ratent ni ne négligent aucun moment, aucune occasion d’apprendre et de grandir, de s’améliorer pour eux-mêmes, pour la congrégation et pour l’Eglise. Aux pères, je dis merci et courage.  La route continue. Le travail dans la formation est peut-être ingrat, certainement exigeant, mais il nous profite beaucoup pour nous construire nous-mêmes en aidant les autres. A celui qui viendra, je dis bienvenue et merci pour s’être rendu disponible. Tout mon soutien et ma prière pour la belle aventure qui se présente devant lui.

Q6. Un mot pour la fin ou tout autre chose que vous aimeriez ajouter ?

R6. Un mot pour la fin. Merci à tous et à chacun pour ce que vous avez été pour moi, ce que vous m’avez appris et pour tout ce que nous avons partagé.  Je suis mis à la disposition du gouvernement général pour le temps de mon service là-bas (je ne disparais pas). Une fois terminé, je regagnerai notre province CMR. Donc nous sommes ensemble et nous serons toujours ensemble.  Merci.

 Mon père, nous vous remercions pour votre disponibilité et vous souhaitons bon courage pour votre mission.

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