Spirituality

dehon_376835565   Le mot « Spiritualité » signifie la vie selon « l’Esprit Saint »(cf. Rm 8,9), c’est à dire une vie animée et guidée par l’Esprit vers la sainteté et la perfection de la charité (Cf. Jean Paul II, Exhortation apostolique, pastores dabo vobis, Città del vaticano, libreria Editrice Vaticana, 1992,19).

   La spiritualité dehonienne tire son origine de la spiritualité de l’Ecole française dans la version de Paray-le-Monial. Cette spiritualité dehonienne est fondée sur le Cœur de Jésus qui a aimé les hommes au point de sacrifier sa vie pour les racheter. la version de Paray-le-Monial dont s’origine la pensée spirituelle du père Dehon est un développement de la spiritualité de Jean Eudes qui comporte une double marche: la conversion et la communion. Pour la conversion; faire une expérience de Jésus Christ, il le rencontre et se donne à lui. Ainsi commence la phase de communion. il entre en union avec le Christ jusqu’à lui être configuré. il vit la spiritualité de son amour de Dieu et de ses frères.

   Trois concepts-clés définissent la spiritualité Dehonienne: Amour, Réparation et Oblation, comme nous pouvons le relever dans nos constitutions: » De ses religieux le père Dehon attend qu’ils soient des prophètes de l’amour et des serviteurs de la réconciliation des hommes et du monde dans le Christ (cf. 2Co 5,18). Ainsi engagés avec lui, pour remédier au péché et au manque d’amour dans l’Eglise et dans le monde, ils rendront, par toute leur vie, leurs prières, leurs travaux, leurs souffrances et leurs joies, le culte d’amour et de réparation que son Cœur désire » ( Cst 7).

   Pour l’adorant, c’est le lieu où l’on peut rencontrer le Cœur du Christ, icône de l’amour sans borne pour le père et l’humanité. En montrant son cœur physique à Marguerite Marie, le Christ voulait dévoiler ses intentions, ses sentiments et ses affections pour les hommes qui se résument en l’amour et l’invitant de ces derniers à aimer comme lui, en rendant leurs cœurs semblables aux siens.

   Le drame du calvaire s’explique à la lumière du Cœur transpercé du Rédempteur. La réparation du Cœur de Jésus doit s’imprégner, avant tout, du mystère de l’amour gratuit du père qui dans le Christ s’est réconcilié le monde. Son amour fut réparateur, c’est à dire rendu à Dieu au nom d’une humanité qui ne pouvait pas le faire, pour la mettre en mesure de pouvoir elle-même, à son tour et en lui, revenir à la communion avec le Père et avec les frères. C’est dans cette perspective que nous pouvons comprendre la vocation réparatrice.

   Réparer, serait donc, à l’exemple du Christ, prendre en charge ses propres frères, les représenter devant Dieu qui les aime sans toutefois être aimé. C’est aimer Dieu en son mystérieux amour pour tout homme; et c’est aimer les hommes tels qu’ils sont, avec leur misère objective, individuelle et sociale, mais surtout dans cette misère plus profonde qui les met en rapport avec le Cœur du Père et celui du Christ leur Sauveur.

   « Ecce venio », ainsi le père Dehon de part l’oblation du Christ, appelle donc ses religieux à une vie du don de soi-même; afin de mieux vivre l’union avec le Père et le Christ. c’est dans ce don que nous arrivons au parfait amour de Dieu, ainsi que de nos frères. La réparation prend aussi sa source dans l’oblation qui est donation pour pouvoir comme le Christ revenir à l’ union de l’humanité et Dieu.